Acheter une moto d'occasion aux États-Unis, c'est d'abord une affaire de paperasse : le titre (title) et le VIN comptent autant que l'état mécanique. Voici les points à vérifier avant de sortir le moindre dollar.
Le title : clean, salvage ou rebuilt
Le title est le document de propriété. Trois cas à connaître :
- Clean title : rien à signaler, c'est ce qu'on veut.
- Salvage title : la moto a été déclarée épave par une assurance (accident, vol, inondation). Valeur très inférieure, revente et assurance compliquées.
- Rebuilt title : une salvage réparée et re-homologuée. À prix cassé, mais à inspecter de très près.
Le lien : est-elle vraiment payée ?
Si le vendeur a financé la moto, un lien (lienholder) peut subsister : la banque reste propriétaire tant que le crédit n'est pas soldé. N'achète jamais une moto avec un lien non levé sans passer par la banque — tu risques de payer pour une moto qu'on peut te reprendre.
Le VIN : l'historique
Note le VIN (numéro de série, 17 caractères) et vérifie qu'il correspond partout (cadre, titre, papiers). Un VIN check (services type NMVTIS, ou rapports d'historique) révèle les accidents, les salvage titles et les odomètres trafiqués. Vérifie que le kilométrage (odometer) est cohérent.
L'inspection mécanique
Au-delà des papiers : fuites (fork seals, moteur), état de la chaîne et des sprockets (pignons), usure des pneus, jeu de direction, fonctionnement électrique. Et surtout, un test ride : une moto « clapped out » (fatiguée) se sent tout de suite.




