Pourquoi la pression, c'est fondamental
La pression de tes pneus affecte tout : le confort, l'adhérence, la résistance au roulement et le risque de crevaison. Trop gonflé, tu rebondis sur chaque défaut de la route et tu perds du grip. Pas assez gonflé, tu risques le pincement (snakebite) et tu roules dans la mélasse.
La bonne pression dépend de trois facteurs : la section du pneu, le poids du cycliste (vélo + équipement compris), et le type de terrain.
Le tableau de référence
Route (chambre à air)
- 700x23 : 7-8.5 bar (cycliste < 70 kg : 7 bar, > 85 kg : 8.5 bar)
- 700x25 : 6-8 bar (le standard actuel, bon compromis confort/rendement)
- 700x28 : 5.5-7 bar (tendance confort, idéal si ton cadre le permet)
- 700x32 : 4.5-6 bar (endurance, section de plus en plus populaire)
Gravel
- 700x35 : 3.5-5 bar (chemins roulants, peu de technique)
- 700x40 : 3-4.5 bar (le standard gravel)
- 700x45 : 2.5-3.5 bar (gravel engagé, pistes forestières)
VTT
- 29x2.2 : 1.8-2.2 bar (XC avec chambres)
- 29x2.4 : 1.6-2.0 bar (trail, all-mountain)
- 27.5x2.5 : 1.5-1.9 bar (enduro)
- 27.5x2.6+ : 1.2-1.6 bar (pneus plus, grip maximal)
Le facteur tubeless : -0.2 bar
Si tu roules en tubeless, retire environ 0.2 bar aux valeurs ci-dessus. L'absence de chambre à air supprime le risque de pincement, ce qui te permet de descendre en pression pour gagner en confort et en grip sans risque.
Exemple : un 700x40 gravel en tubeless, cycliste de 75 kg = 3.0-3.2 bar au lieu de 3.2-3.5 bar.
L'impact du poids du cycliste
Le poids est le facteur le plus sous-estimé. Un cycliste de 60 kg et un cycliste de 90 kg ne devraient jamais rouler à la même pression sur le même pneu.
Règle simple pour la route : pars de la valeur basse du tableau si tu es sous 70 kg, de la valeur haute si tu dépasses 85 kg. Entre les deux, interpole.
Règle simple pour le VTT : ajoute ou retire 0.1 bar par tranche de 5 kg autour de 75 kg.




